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Burkina Faso :  attaques jihadistes d’envergure au nord et à l’est du pays, plus de 100 morts annoncés

Burkina Faso : attaques jihadistes d’envergure au nord et à l’est du pays, plus de 100 morts annoncés

Plusieurs positions militaires burkinabè ont été attaquées entre le 13 et le 15 février 2026 dans le nord et l’est du pays, faisant au moins des dizaines de morts parmi soldats et supplétifs. Cette série d’assauts, attribuée à des groupes jihadistes, illustre l’insécurité persistante au Sahel.

Attaques simultanées contre des positions militaires au Burkina Faso

Entre jeudi 13 et dimanche 15 février, plusieurs détachements burkinabè ont été pris pour cible dans les régions du Nord et de l’Est. À Bilanga (est), une attaque jeudi a fait une dizaine de morts et détruit une grande partie du camp militaire.

Samedi 14 février, le détachement de Titao (province du Loroum) a subi un assaut mené par « plusieurs centaines » d’assaillants. Des installations techniques et une partie du camp ont été détruites. Des bilans plus lourds ont circulé sur les réseaux sociaux, sans confirmation indépendante.

Le même jour, un poste tenu par des agents des eaux et forêts à Tandjari (est) a également été attaqué, causant « plusieurs pertes ». Dimanche 15 février enfin, le détachement de Naré (nord) a été visé par une attaque décrite comme « de grande ampleur », sans bilan disponible.

Une coordination jihadiste qui inquiète la sous-région ouest-africaine

Des sources sécuritaires burkinabè évoquent une série d’attaques « non anodine », suggérant une coordination accrue des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Le Ghana, voisin du Burkina Faso, a exprimé son inquiétude après qu’un camion de commerçants de tomates aurait été pris dans l’attaque de Titao.

Pour la Côte d’Ivoire, engagée depuis 2021 dans un renforcement sécuritaire au nord face à la menace sahélienne, cette intensification des violences confirme la tension persistante aux frontières septentrionales. Le Burkina Faso reste  quant à lui, l’épicentre de l’insécurité régionale, malgré les promesses du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis 2022.

Une insécurité[1] durable malgré la transition militaire

Depuis 2015, les violences jihadistes ont causé des dizaines de milliers de morts au Burkina Faso et déplacé plus de deux millions de personnes. La multiplication d’attaques coordonnées contre des positions militaires souligne deux choses : la capacité opérationnelle intacte des groupes armés terroristes et la faillite sécuritaire des autorités burkinabès.