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Nigeria : 38 morts dans l’effondrement d’une mine chinoise

Nigeria : 38 morts dans l’effondrement d’une mine chinoise

38 mineurs ont été tués par une fuite de gaz toxique sur un site d’extraction de zinc dans l’État du Plateau, au Nigeria, en 2026. Le drame relance les inquiétudes sur la sécurité minière en Afrique de l’Ouest, y compris en Côte d’Ivoire.

Effondrement meurtrier

Au moins 38 mineurs sont morts après avoir été exposés à une poche de gaz toxique lors d’activités d’extraction artisanale de zinc dans la zone de Wase, dans l’État nigérian du Plateau. Le bilan a été communiqué par Shafi Sambo, leader local de la jeunesse, qui indique que les victimes ont succombé « sur le coup ». Plusieurs autres mineurs ont été secourus et hospitalisés en urgence.

Le site serait exploité par Solid Unit, une société minière liée à des intérêts chinois opérant dans la région, sans confirmation officielle à ce stade. Après l’accident, l’armée nigériane a bouclé la zone afin d’empêcher toute nouvelle exposition au gaz, tandis que les autorités locales sont restées silencieuses sur les responsabilités et les mesures à venir.

Entreprises minières chinoises en Afrique de l’Ouest : incidents répétés

L’accident nigérian s’inscrit dans une série d’incidents impliquant des opérateurs miniers chinois dans la sous-région. Le 9 janvier 2026, l’effondrement d’une ancienne mine d’or exploitée par des ressortissants chinois à Dialafara, dans l’ouest du Mali, avait tué six femmes travaillant dans un puits abandonné et instable.

Au Ghana, la société Shaanxi Mining Ghana Limited avait déjà été impliquée dans une explosion meurtrière en 2019 (16 morts), révélant des violations des règles de sécurité et le stockage illégal d’explosifs.

Un avertissement pour la régulation minière en Côte d’Ivoire

Pour la Côte d’Ivoire, engagée dans une forte expansion de ses secteurs aurifère et minier, ces drames soulignent les dangers des exploitations artisanales ou mal contrôlées, souvent liées à des capitaux étrangers. Abidjan a intensifié depuis plusieurs années la lutte contre l’orpaillage clandestin afin de prévenir précisément ce type de catastrophe humaine et environnementale.

La tragédie du Plateau rappelle ainsi l’urgence, pour les États ouest-africains, d’imposer des normes de sécurité strictes et une responsabilité effective aux opérateurs miniers internationaux.