Après l’attaque terroriste du 14 février 2026 à Titao, dans le nord du Burkina Faso, qui a coûté la vie à sept commerçants ghanéens, le Ghana a évacué trois survivants blessés vers Accra pour des soins médicaux.
Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque à Titao
Le Ghana a procédé, mardi 17 février 2026, à l’évacuation médicale de trois ressortissants blessés lors d’une attaque armée survenue le samedi 14 février dans la ville de Titao, au nord du Burkina Faso. Les victimes faisaient partie d’un groupe de vendeurs de tomates ghanéens présents dans la localité pour des activités commerciales transfrontalières.
Selon un communiqué des Forces armées ghanéennes, les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire 37 d’Accra pour des examens et soins spécialisés. L’attaque a coûté la vie à sept commerçants ghanéens.
Un commerce régional vital exposé à l’insécurité au Sahel
Les commerçants ghanéens traversent régulièrement la frontière pour s’approvisionner en produits agricoles au Burkina Faso, notamment en tomates et en oignons. Ces circuits alimentent des marchés dans toute l’Afrique de l’Ouest, y compris en Côte d’Ivoire.
Mais la dégradation sécuritaire au Burkina Faso, liée aux groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, expose de plus en plus les civils et les activités économiques. La région de Titao, dans la province du Loroum, figure parmi les zones les plus touchées par les attaques terroristes.
Des risques de débordement pour les pays côtiers dont la Côte d’Ivoire
L’attaque ravive les inquiétudes d’un débordement de la violence sahélienne vers les pays du golfe de Guinée. La Côte d’Ivoire, déjà frappée à Kafolo en 2020 et 2021, reste particulièrement attentive à la sécurisation des corridors commerciaux et frontaliers.
Accra et Ouagadougou ont indiqué poursuivre leurs échanges sécuritaires, tandis que la priorité immédiate reste la prise en charge des survivants et le soutien aux familles des victimes.
La multiplication des attaques contre des acteurs économiques prouve que l’insécurité sahélienne perdure et constitue un défi régional majeur pour la stabilité et les échanges en Afrique de l’Ouest.



